Après l'hospitalisation, j'ai perdu mes certitudes. Après l'hospitalisation, j'ai retrouvé ce monde stressant, anxiogène, déprimant. Après l'hospitalisation, j'ai retrouvé la solitude assomante de mon minuscule appartement.

Je vais mieux oui, mais pour avoir replongé plusieurs fois, je sais à quel point ce "mieux" est fragile. On se laisse rapidement envahir par la routine et les mauvaises habitudes. J'ai envie de tout changé, si je suis arrivée à cette extrémité, c'est que quelque chose clochait dans ma vie. J'ai envie de trouver ce quelque chose, de trouver une solution à ce mal être qui me gagne par intermittence.

Au fait, mon mal être serait plus un trouble de l'humeur qu'une dépression à proprement parlé.

Le résumé de cette hospitalisation: il y a beaucoup de gens biens qui sombrent, comme il y a beaucoup de gens qui se complaisent dans leur malheur et les pleurnicheries (comme celle qui se vantait presque d'avoir sauté sous les roues d'une voiture). Là-bas, j'ai rencontré un psychiatre fort sympathique, une infirmière référente géniale, des infirmières à l'écoute, des patients sympa. Mais il ne faut pas se leurrer: même si c'est un cocon, la clinique est aussi un microcosme de notre société, il y a des riches et des pauvres, des étudiants et des profs, des jeunes et des vieux. Notre seul point commun, c'est d'être mal dans ce monde.

Cette clinique, j'y étais bien, mais ma place est dans le monde, pas dans ce cocon.

Alors, je suis de retour, pour le meilleur comme pour le pire... :

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