Il y a une semaine, c'était la toussaint. On fêtait nos morts, et j'aimerai qu'on arrête de considérer la toussaint comme un évènement morbide. J'aimerai qu'on célèbre la mort comme on célèbre la vie, à la façon des "dias de los muertos", une fête de pays hispaniques, mis en lumière par le dessin animé "Coco". J'aimerai qu'à chaque toussaint, on se rappelle nos ancêtres, leur héritage, et qu'on les remercie.

Je remercie mon papy, pour m'avoir aimé dès mon premier souffle, pour m'avoir chéri et avoir passé de merveilleux moment avec moi et mes frères, les Noël, les sorties pêches, les communions... Pour m'avoir montré et transmis, sa force intérieure, en arrivant à vivre avec les conséquences d'au moins un AVC, le diabète, une jambe en moins, l'incendie de sa maison... Pour avoir été un mari aimant, un père sévère mais juste (et pour une fois cette phrase n'est pas pour cacher les fait d'un père tyrannique derrière de belles paroles, mais je le pense réellement), un papy attentionné et soucieux de notre bien être... C'était un gros nounours derrière ce roc.

Je remercie Lucie, mon arrière-grand-mère, la maman de ma mamie. Pour avoir été une si belle personne que ma mère a voulu que je porte son prénom. Pour avoir été une femme forte et avec un sacré caractère. Pour avoir transmis ça à sa fille, car sa fille a surmonté un mélanome, deux opérations de la hanche, les maladies de son mari et sa mort, l'incendie de sa maison... grâce à cette force intérieure. Une mauvaise langue m'a dit que si t'as supporté aussi des problèmes de hanches sans broncher, je devais ne pas me plaindre de mes douleurs physiques... Je pense que n'était pas par faiblesse ou soumission que tu ne disais rien, mais parce que tu avais la force de les surmonter sans te plaindre, tu n'avais clairement surement pas le temps ni l'envie de te plaindre. Je ne t'ai pas connu mais tu m'inspires chaque jour.

Je remercie aussi ma famille paternelle, tante nanou j'aurai aimé te connaitre, tu semblais une femme d'exception, brisée par un ancien patron, mais dans le peu qu'on m'a dit sur toi m'a fait penser que tu devais être une femme intelligente, talentueuse et sensible. Je regrette que mes grand-parents ne m'aient quasiment rien dit sur leurs parents, ancêtres... ou que j'ai pas assez écouté...

Je suis le fruit de mes ancêtres, de leurs choix, leurs caractères, m'ont construit. Oui, quand nos proches meurent, on efface leurs erreurs et on se teinte d'un certain lyrisme... Mais c'est humain, de vouloir garder le bon, comme une lumière qui nous éclaire et éclairera nos enfants, comme un guide quand tout est sombre. 

Alors célébrons nos morts, remercions les.

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