Ohla! Ohla! Avant de me jeter des tomates, lisez-moi.

Pourquoi je déteste les sportifs? Parce qu'on les a toujours opposés à moi, nulle en sport, et ce dès la primaire! La primaire, lieu où les maitresses et maitres commencent à mettre en place des jeux de balle, du sport plus élaboré que "l'épervier part en chasse". Du coup, deux camps se forment: les "bons" en sport, et les quelques "nuls" (ou fainéants). Et les maîtresses mettent en avant les "bons", parce que c'est eux qui vont faire gagner leur équipe, et certainement pas pour leur qualité de cohésion du groupe qu'ils dirigent. Non, les "mauvais" sont mis à l'écart, choisis les derniers, surtout moi. Pourtant, j'étais bonne quand on voyait ma volonté, et le désavantage physique que je me trainais (j'avais un problème de coordination de mouvements, qui s'est estompé avec le temps, mais du coup, je n'arrivais pas à : courir pour attraper une balle, sauter pour attraper une balle, attraper une balle, courir vite, faire un mouvement avec le haut et un autre avec le bas...). Mais seuls les résultats comptaient, j'étais toujours considérée comme la cause de l'échec de mon équipe, du coup, les "bons" sportifs se moquaient de moi ou me détestaient. Ce qui a augmenté le harcèlement scolaire contre moi, avec les moqueries et les rires quand j'entrais sur le terrain.

Et puis, dès la primaire, vu que je suis dans une région des stations de ski, les élèves qui faisaient du ski en compétition étaient favorisés: contrôles reportés ou plus faciles, pas de devoirs, on leur prenait les cours, on les en dispensait même... pendant les périodes de compétition. Ils étaient considérés comme des Dieux vivants! Et moi, comme une sous-merde, la danse ne comptant pas, pour eux, comme un sport.

Voilà pourquoi je déteste les sportifs, car quand je pense à eux, je repense aux sportifs qui se sont moqués de moi de l'école au lycée... Alors que peut-être certains sont sympas (j'adorerai parler "harcèlement scolaire" avec C. Lemaître!), mais le sport réveille en moi une souffrance immense.

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