Les apparences sont trompeuses
Les gens qui me connaissent ou me lisent, savent que j'ai une maladie psychique... Certains savent même qu'une bouffée délirante ayant durée 3 mois est à l'origine du diagnostic.
Mais, et avant? Ma vie a-t'elle vraiment basculée du jour au lendemain?
NON, il y avait des signes, des épreuves qui m'ont fragilisée, je me suis cassée la gueule dans ma vie, et les gens ont semblé être surpris que je sois en bas de l'escalier, à pleurer, à délirer sous le choc.
Avant, ma vie semblait géniale: enfin à la fac, j'ai enterré ma dépression, je suivais des études passionnantes, enfin seule dans un appart', j'avais des amies et en particulier une avec qui je vivais presque tout, et comble du bonheur, j'avais mon premier petit copain sérieux... Alors, qu'est-ce qui a déconné?
D'abord, les études: des études si stressantes qu'en 3ème année, j'étais déjà stressée des partiels au 1er septembre.
Ensuite, les mecs: pas besoin de m'étaler, juste, j'ai été prise dans un engrenage, où mon corps, mes envies ont été bafoués.
Puis, la dépression, qui est revenue car j'avais arrêté un peu trop tôt les anti dépresseurs (je semblais aller si bien!).
Puis ma fidèle amie, qui m'a lâchée du jour au lendemain, dont j'ai appris ses coups par derrière, dont j'ai mis du temps à me rendre compte qu'elle était toxique et qu'elle me faisait une fleur en partant, mais sur le coup, j'étais détruite...
Puis les sous, qui me manquaient terriblement, dont l'absence me stressait terriblement... Je ne pouvais pas me faire plaisir, tous mes achats étaient fait pour répondre à mes besoins les plus essentiels, dont le shopping ne faisait pas parti. Demander à mes parents? Mais bien sûr! Pour que mon père m'engueule en me traitant de dépensière? Autant dire que je piquais des paquets de gâteaux et du pain de mie chez mes parents.... Mea culpa, je ne savais pas tenir un budget, mais si je finissais le mois avec 20 euros sur mon compte, j'étais heureuse!
Ensuite, mon premier petit copain, c'était tellement stressant, que la peur de le perdre à été le détonateur de la bombe "bouffée délirante".
Comment j'ai tenu le stress? En le niant en regardant tous les jours au moins 2 films d'horreurs... Vous avez bien lu, moi qui n'est entré qu'une fois dans une maison hantée pour en sortir presque traumatisée, moi qui a 12 ans hésitait à regarder les films interdits aux moins de 10... Je bouffais 2 films d'horreurs par jour...
Du coup, ça m'a détraqué, à force de nier l'angoisse et le stress, les deux m'ont explosé à la figure!
Bref, les gens qui m'ont connus avant ma bouffée délirante, pourront peut être dire que j'étais juste un peu dépressive, mais voilà, c'est la preuve que les apparences sont trompeuses. Je n'allais pas si bien que ça, et j'ai encaissé beaucoup d'épreuves, avant de craquer pour de bon.
Alors, n'attendez pas d'exploser pour tirer la sonnette d'alarme!