Encore une victime de harcèlement...

Une soirée qui tourne mal, ça arrive. Sa soirée, elle, a virée au drame. Violée par 4 garçons présents dans la soirée, elle se retrouve injuriée par tous à cause de photos que l'un de a prise de ses ébats. Elle était à moitié consciente, ivre, peut-être droguée au GHB (la drogue du violeur). Mais les faits sont là: elle qui était une victime de ces monstres, est devenue une "salope", "pute"... Ce qui l'a poussa au suicide.

Cette tragique histoire me permet de vous rappeler qu'une soirée trop alcoolisée peut virer rapidement au drame (viol, accident mortel, bagarres violentes...). Les personnes qui boivent le plus ne sont pas forcément celles qui s'en souviennent le moins, mais plutôt celles qui vont manipuler ceux qui tiennent moins bien l'alcool pour qu'elles fassent des choses qu'elles ne devraient pas faire.

Et le viol n'est pas une honte pour la victime. La victime n'a rien fait pour être violée: elle a juste été au mauvais endroit au mauvais moment. La honte doit être sur les agresseurs.

Les victimes doivent pouvoir témoigner et être défendues contre ceux qui les disent coupables.

A chaque fois que j'entends parler d'un enfant qui est mort après avoir été harcelé, j'ai le coeur serré. Cependant, l'histoire de Rehtaeh Parsons est peut-être la pire dont j'ai jamais entendu parler.

Il y a deux ans, Rehtaeh, alors âgée de quinze ans, se trouvait à une soirée qui a particulièrement mal tourné. En état d'ébriété, à moitié consciente, elle dût subir des actes sexuels de la part de quatre garçons. L'un de ses agresseurs présumés n'a eu aucun scrupule à prendre une photo de la scène et à la publier sur les réseaux sociaux.

Pendant des mois, l'adolescente a été la cible d'injures, de quolibets et d'intimidations. Certains camarades de son lycée l'ont traitée de "pute". Sur Internet, les insinuations et les insultes étaient presque quotidiennes. "On ne la laissait jamais tranquille" a expliqué la mère de Rehtaeh Parsons sur la chaîne canadienne CBC. "Ses amis étaient contre elle, des garçons inconnus lui envoyaient des textos et des messages sur Facebook pour lui demander de coucher avec eux puisqu'elle l'avait fait avec leurs copains. Cela ne s'arrêtait jamais".

Après un an d'enquête, l'affaire avait été non-classée : pas de charges légales contre les agresseurs de la jeune fille, faute de preuves. Sa mère s'était déclarée « dévastée » et les insultes n'avaient pas cessé. Rehtaeh, qui n'en pouvait plus, s'est pendue. Elle est décédée trois jours après, ce dimanche 7 avril 2013.

"Je veux que la justice poursuive les garçons qui ont posté les photos", a déclaré la maman de Rehtaeh. "Je ne veux pas que quelqu'un d'autre les poursuive." Je ne pense pas me tromper en disant que nous espérons tous qu'elle obtiendra gain de cause.

Repose en paix, Rehtaeh.

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